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Quand le régime sans gluten s’invite à la table du sport de haut niveau

- Par : Sandrine - Catégories : Tranches de vie
Non par mode ou souci d’optimiser quelconques performances, Albane DUBOIS, voileuse professionnelle, change son alimentation à 19 ans, contrainte par un diagnostic de la maladie cœliaque.
Quand le régime sans gluten s’invite à la table du sport de haut niveau

Elle doit alors réadapter son organisation dans un contexte sportif exigeant.

Comment avez-vous appris votre intolérance au gluten ?

À 19 ans, je souffrais de dermatite herpétiforme sans améliorations malgré les traitements médicamenteux.
Ma maman pressentait une potentielle réaction au gluten.

Notre médecin à l’inverse ne trouvait aucune pertinence à faire des recherches dans ce sens. En fait, à 40 ans, Maman a eu un diagnostic tardif de maladie cœliaque. À  ce moment là, l’ensemble de la famille a été testée. J’avais 10 ans et ne présentais aucun signe. Mon frère non plus contrairement à ma sœur qui elle, était également concernée.
Des années plus tard, ma seconde petite sœur sera diagnostiquée quasi en même temps que moi.
C’est un sujet sur lequel ma maman s’était fortement penchée et investie auprès de l’AFDIAG pendant plusieurs années. Elle avait donc des informations qui lui permettaient largement d’émettre un avis et de soupçonner un lien avec le gluten.

Mais nous n’avons pas été entendues. Par ailleurs, je me plaignais d’une forte douleur au tibia, invalidante. J’ai eu la chance de rencontrer un médecin du sport qui a fait une synthèse de l’ensemble de mes maux. J’étais extrêmement fatiguée, ne dormais plus, pleurais pour un rien. Lui a été réceptif au contexte, il n’a pas hésité à me faire faire une prise de sang et un dosage des anticorps.

Les résultats étaient catastrophiques. Un manque significatif de fer : plusieurs perfusions ont été nécessaires pour revenir à des taux raisonnables et les taux d’anticorps eux, ne laissaient aucun doute sur la maladie cœliaque qui, examens complets effectués, montraient qu’il y avait surement déjà 2 ans que je l’avais déclarée.

Mes douleurs au tibia se sont avérées être la conséquence d’une fracture de fatigue… suivie d’une deuxième quelques mois plus tard. L’organisme était extrêmement fragilisé et faible. La mise en place du régime sans gluten m’a vraiment permis de guérir ma fatigue, mes éruptions cutanées et consolider mes fractures.

Par contre, quand il m’arrive d’en remanger par accident, la réponse ne se fait pas attendre. Vomissements dans les 2h après le repas, gros vide d’énergie, ventre gonflé, frissons…Cela me recrée de l’inflammation articulaire aussi. Et il me faut une grosse semaine pour me remettre de ces écarts.

Y a-t-il eu un déclencheur à la maladie cœliaque ?

Difficile à dire parce qu’il y avait une fragilité familiale mais si je le replace dans le contexte, cela correspond à une période scolaire assez stressante pour moi. Inscrite en bac éco, je n’aimais pas le lycée.

J’avais envie de m’orienter vers des études de kiné mais n’avais aucune base scientifique. Acceptée néanmoins en Belgique par tirage au sort, j’ai dû énormément travailler pour être au niveau. J’y suis arrivée mais je pense que je me suis mise beaucoup trop de pression.

Comment ce régime sans gluten s’installe alors dans votre vie ?

Et bien, à la fois facilement et difficilement. Facilement pour la mise en place car à la maison, on connaissait le sujet. Maman cuisinait sans gluten depuis longtemps même si nous n’étions pas tous soumis à ce régime-là.

Les échanges, les astuces, les recettes…, j’ai pu rapidement m’en saisir. Aujourd’hui, mon mari s’est « rallié à ma cause » et préfère ne pas me faire prendre de risque donc, chez nous, nous cuisinons et mangeons tous les deux sans gluten. Plus difficilement dans mon quotidien professionnel.

À  22 ans, on m’a proposé d’évoluer plus sérieusement dans le milieu de la voile en intégrant une équipe pour les JO. Grisant challenge que j’ai saisi ! J’ai intégré le pôle France à Marseille pour la préparation olympique et mis le pied dans le haut niveau. Je faisais de la voile en amatrice depuis l’âge de 12 ans mais ce projet m’amenait sur un nouveau bateau exigeant, le 49erFX.

Ce dériveur léger à deux équipiers, d’un peu moins de 5 mètres de long, peut atteindre plus de 20 nœuds (37 km/h). Sans avoir jamais régaté, je me suis retrouvée engagée dans une aventure qui sollicitait mon expérience non seulement de voileuse mais aussi mes capacités physiques. Il fallait être tonique pour dompter ce bateau-là ! L’alimentation est alors devenue un sujet plus délicat à gérer.

Le rythme des préparations et des courses, les voyages, la fatigue ne me permettaient pas de cuisiner tous mes repas. J’ai dû redoubler de vigilance en permanence. Je me heurtais et me heurte encore d’ailleurs, à une méconnaissance du sujet. Et même si certains disent cuisiner sans ingrédients contenant du gluten, ils ne pensent pas toujours aux contaminations croisées. Dans une cuisine collective, que ce soit au pôle France ou en déplacement, ce n’est pas évident de faire une confiance absolue. Donc, je prévois. C’est dans ma nature de toute façon, de toujours anticiper. J’essaie de m’organiser avec des petits repas « dépannages ».

Soit des plats congelés de ma fabrication. Soit des plats préparés sans gluten, des pastas box par exemple. C’est comme cela que j’ai connu CALICOTE. Ce n’est pas facile de trouver ce type de plats en magasin. Chez CALICOTE, il y en a toute une gamme et je peux varier. C’est simple à préparer et ça m’enlève du stress, surtout quand je pars en régate.

Comme Albane, gagnez du temps avec nos plats préparés sans gluten : risottos, bowls de pâtes, plats cuisinés… prêts en quelques minutes, à la maison comme en déplacement.

Découvrir nos plats préparés

J’emmène également avec moi des torchons et des couverts, pour éviter d’utiliser ceux qui pourraient être contaminés. J’essaie de ne pas me priver de sorties (la vie sociale, c’est important !) mais je questionne et requestionne les serveurs au restaurant et n’hésite pas à demander de refaire mon assiette s'il y a le moindre doute.

Il faut dire que si je remange du gluten par accident, les symptômes sont vraiment impactants sur mon programme d’entrainement, et pire encore, sur mes courses. Il faut être en pleine possession de ses forces le jour J !

C’est vrai que cela enlève un peu d’insouciance, parfois, on aimerait juste mettre les pieds sous la table sans avoir à se poser de questions. Mais c’est comme ça.

À 34 ans, j’ai appris à vivre avec cette organisation. Elle est indispensable pour ma santé et indissociable de mes engagements sportifs. Avec Chloé, sa coéquipière barreuse,

Albane se prépare pour aller chercher une médaille aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028. D’ici là, encore des entrainements, encore des courses, des sélections et toujours des repas sans gluten !

En lui faisant découvrir ses produits, CALICOTE est heureuse de l’accompagner et de la soutenir dans cette aventure. Bon vent à elle ! Et merci pour sa confiance !

Albane

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